• On a vécu un super coup dur en début d'année. Ebi, 10 ans, commençait à avoir une bosse sur son avant bras gauche. On pensait à un truc bénin, style lipome (tous nos vieux chiens en ont eu).

    Après 2 semaines on se rend compte que ça grossit quand même très rapidement (les lipomes prennent des mois ou années pour évoluer). On consulte juste avant noël. Le véto croit encore en un truc bénin et nous donnes des médicaments qui aident à absorber un hématome en pensant que c'est peut-être ça. Rien ne bouge et après le nouvel an on décide de faire une biopsie pour savoir précisément à quoi on a affaire.

    Le cancer soigné par amputation

    Ebi après la biopsie, on voit bien la bosse sur l'avant bras.

    Et puis 10 jours après, un lundi matin à 8 heures le véto m'appelle. Verdict: il s'agit d'une tumeur cancéreuse, un Schwannome (cancer des cellules de Schwann). Dans 95% des cas celle-ci est bénigne, mais chez nous elle est maligne. Et il faut réagir là maintenant toute de suite si on veut avoir un espoir de sauver Ebi. Soit on l'hospitalise dans la clinique vétérinaire de Lyon ou Paris (fallait encore se renseigner si à Lyon il savaient faire) pour faire retirer la tumeur et enchainer avec une radiothérapie pendant un mois. Soit on fait rien et vu la rapidité d'évolution de la tumeur (elle a apparue il y a seulement 5 semaines et faisait déjà la taille d'un Surimi) Ebi en mourrait dans 1-3 mois. Et puis il y a une troisième solution, l'amputation. En espérant que la tumeur n'a pas encore métastasée.

    La décision est très vite prise: hors de question de ne faire rien du tout. Et je ne voulais vraiment pas envoyer Ebi pour 4 semaines de hospitalisation, elle qui n'a jamais quittée sa meute. Tout ça pour une réussite plus qu'incertaine. Vraiment pas. Et j'avais déjà vu des chiens à trois pattes, ils le vivent très bien. Ebi a déjà 10 ans, ça veut dire qu'il lui restent environ 4 ans à vivre à trois pattes. Je pense que c'est suffisamment peu pour limiter des problèmes squelettiques sur le reste de son corps.

    Le lendemain matin on se présente alors chez le véto pour l'opération. Ebi sera hospitalisée la nuit et on la récupère le lendemain midi. Elle sera amputé de la patte gauche avant jusqu'à l'épaule, elle ne gardera que l'omoplate.

    amputation chien patte avant

    Le retour de Ebi de chez le vétérinaire

    amputation chien patte avant

    Ca nous fait un choc de la voir comme ça, il manque quand-même un bon bout!

    Je me renseigne auprès de centres de kiné canin et ils me disent qu'il n'y a rien à prévoir pour une amputation. Que le chien s'adapte tout seul très, très rapidement. En moyenne en 3-5 jours. Et effectivement, elle boitille dès le départ comme si rien n'était.

    On a ordre de la sortir uniquement en laisse pour être sûr qu'elle ne fasse la folle, interdiction absolue de tomber sur la plaie! Au bout de quelques jours déjà je la lâche quand-même puisqu'elle est super sage. Elle dort dans la maison et ne sort que pour les pauses pipi de toute façon. D'ailleurs je l'ai laissé un peu trop bouger au bout de 3 jours, tellement elle était bien, et elle a fait de l'oedème sur la patte avant. Donc à nouveau repos total et massage de la patte 5 fois par jour. J'avais super peur, il n'y a plus que cette patte qui lui reste! Mais tout est rentré dans l'ordre dans les 2 jours.

    veste protection amputation patte chien

    Je lui trouve une veste de protection où je ferme le trou de la patte manquante pour être sûr que la plaie restera propre et sèche, même si Ebi se ballade sous les arbustes enneigés.

    Le véto dit qu'il a fait une greffe du triceps dans la dépression (le "trou") laissé par le bras manquant pour faire plus esthétique. Et que la greffe prendra 3 mois avant d'avoir pleine prise. Pendant se temps Ebi restera donc séparée des autres chiens. Elle dort dans la maison et je la laisse avec les autres uniquement sous surveillance et dans les moments où personne ne joue.

    chien amputé en meute

    Ebi mange avec les autres. C'est son premier contact avec la meute depuis l'opération.

    A ma grande surprise strictement rien n'a changé dans la meute. Ebi se considère et est considérée par les autres exactement comme avant. Trois ou quatre pattes, aucune importance. Elle est donc toujours sur place n° 2 parmi les 3 femelles. Maintenant elle a même eu sa première bagarre à 3 pattes avec une chienne visiteuse pour une histoire de poisson. Comme quoi!

    chien amputé en meute

    Ebi dans la meute (Nuvol, un chien visiteur, qui joue avec Fritz)

    Seule différence, quand je lâche les chiens du chenil et ils ont leur grand moment de folie, Ebi reste en retrait en sort en dernière pour ne pas passer sous les roues. Elle sprinte encore un peu avec les autres, mais nettement moins (bon, je lui en veut pas!).

    Je suis super contente. Je pense qu'on lui a sauvé sa vie avec l'amputation et c'est comme le véto a dit: nous les humains ont beaucoup plus du mal avec la jambe qui manque que le chien lui-même! Pour Ebi l'affaire était réglée 5 jours après l'opération.

    chien amputé patte avant husky

    Flavie avec Ebi lors d'une promenade


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  • Flavie a maintenant 9 mois et notre vie tourne autour d'elle et notre travail. Il ne reste malheureusement pas beaucoup de temps pour les chiens. On fait au mieux et heureusement ils sont contents du moment qu'ils peuvent vivre ensemble en meute et qu'ils peuvent courir dans le jardin!

    Bon, Daika aimerait beaucoup, beaucoup vivre dans la maison. Elle nous le fait clairement comprendre et du coup elle a souvent le droit de passer la nuit dans la maison.

    Récemment j'avais quand-même très envie de reprendre un peu la course à pied et j'ai testé la pulka terre! C'est simple: c'est le même principe que la pulka en hiver, mais sur roues. J'ai pris notre remorque de vélo, j'ai adapté l'arceau de la pulka dessus et hop, voilà la pulka terre!

    Ballade en pulka terre

    Beaucoup mieux que la poussette: la pulka terre!

    Parce que franchement: qui a envie de pousser une poussette quand il vit avec des chiens de traîneau??? C'est donc Juli, l'heureux élu, qui sera formé en chien pulka. C'est lui parce que je voulais un chien volontaire (Ebi et Daika aiment très moyennement être "utilisés" comme ça) et costaud (je trouve Jemma trop petite). Et obéissant en même temps (Fritz ne sait pas ralentir). Entre Ewok et Juli j'ai décidé de prendre Juli parce qu'il est plus jeune. Il a moins vu le monde, a besoin de ces sorties et me "servira" pour beaucoup d'années!

    Juli fait ça super bien: les arceaux ne lui font pas peur, il est en train d'apprendre les directions et arrive même à marcher à peu près au pied sur les routes trop fréquentées. Je cours derrière attaché avec une ceinture à la remorque et apprécie beaucoup la nouvelle liberté!

    husky pulka terre

    Une belle ballade en forêt

    Ballade en pulka terre

    Une bonne équipe!

    Ballade en pulka terre

    Une belle vue


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  • Le peuple Chukchi et leurs chiens

    L'origine du husky sibérien se trouve chez le peuple des Chukchi, sur la côte nord-est de la Sibérie. Le long de la côte et de la rivière Anadyr ce peuple vivait de deux façons: soit en nomade à l'intérieur des terres en élevant des rennes, soit en sédentaire le long des côtes en chassant. Le style de vie sédentaire était imposé par l'élevage des chiens qu'ils utilisaient pour se déplacer par traîneau (stockage de grandes quantités de viande pour nourriture de chien).

    Plusieurs peuples indigènes dans le nord utilisait des chiens de traîneau mais la façon de les utiliser variait beaucoup. En Amérique du Nord les chiens étaient assez grands et puissants, ils étaient attelés au traîneau en faible nombre et suivaient leur maître qui marchait devant.

    chukchi siberian husky

    Famille Chukchi devant leur tente

    Les Chukchi eux utilisaient des chiens de petit gabarit qu'ils attelaient en grand nombre. Ils cultivaient le principe du chien de tête, le chien à la tête de l'attelage qui mène les autres sur ordre du musheur. Ils effectuaient un élevage avec sélection avec des moyens simples: Les attelages étaient composés presque exclusivement par des mâles castrés. Castrés les chiens cohabitaient plus facilement et avaient besoin de moins de nourriture. Au campement ces chiens vivaient à l'attache. Seuls des chiens de tête étaient laissés entiers et avaient le droit de se déplacer librement dans le campement.

    Ce sont les femmes de la tribu qui s'occupaient des femelles et la reproduction. Elles ne gardaient que celles qui étaient particulièrement dociles puisqu'elles vivaient avec la famille et les enfants au campement et dans leur tente. C'est comme ça que les mâles non castrés, les chiens de traîneau le plus performants et intelligents, se reproduisaient avec les femelles les plus dociles.

    C'est ainsi que ce peuple vivaient pendant des centenaires et développait leurs chiens.

    L'arrivée aux Etats-Unis

    En 1908 un marchand de fourrures russe, William Goosak, arrive en Alaska avec un attelage de husky sibérien. Les locaux n'en pouvaient pas croire leurs yeux, tellement ces chiens n'avaient rien à voir avec les chiens de traîneau qu'ils utilisaient eux: des grands chiens longilignes, puissants, souvent loupoïds et assez sauvages. Les chiens sibérien eux étaient petits, compacts, très gentils et avec un physique plus proche du renard que du loup. Ils participent en 1909 à la deuxième édition de l'All Alaskan Sweepstakes. Ils de gagnent pas, pour la plupart à cause de la mauvaise stratégie de course de leur musheur.

    Mais ils impressionnent par leur performance et l'année suivant trois attelages de sibériens participent à la course. Ils finissent 1er, 2e et 4e en établissant un record de chrono plus jamais battu par un autre attelage.

    Siberian husky All Alaskan Sweepstakes 1910

    L'attelage de Husky Sibérien de Fox Ramsay qui arrive second (All Alaskan Sweepstakes 1910)

    La course fut gagnée de nouveau pendant trois ans consécutifs par un attelage de sibérien de 1915 - 1917 par Leonard Seppala.

    La course du sérum

    On ne peut pas parler de l'histoire du husky sibérien sans parler de la course du sérum qui lui a rendu célèbre sur un plan mondial.

    En 1925 la petite ville de Nome est menacée par une épidémie de diphtérie. Les réserves de sérum sont vite épuisées et une situation critique est très vite atteinte. La ville étant inaccessible par moyen motorisé en plein hiver seul les attelages de chien peuvent assurer l'approvisionnement. L'approvisionnement en sérum qui venait de Anchorage à plus de 1500km est organisé par train jusqu'à Nenana. Il restent 1060 km à parcourir qui seront effectué par un relai de plusieurs attelages de chiens. La plupart des attelages font des étapes d'environ 80km, c'est Leonard Seppala avec son attelage de sibériens qui parcourra la plus grande partie de 550km. Son chien de tête Togo devient le husky sibérien le plus célèbre. Même si les média attribuent tous ses exploits à Balto, le chien de tête du dernier attelage du relais qui amène le sérum à Nome. Cet attelage était les chiens de remplacement de Seppala qu'il avait mis à disposition pour la cause du relais.

    Seppala togo serum husky

    Leonard Seppala avec Togo (tout à gauche), Fritz (démi-frère de Togo, tout à droite)

    Le destin des chiens d'origine

    Les chiens à l'origine de nos husky sibérien pure race d'aujourd'hui sont les chiens de Léonard Seppala et quelques autres chiens importés à la même période de Sibérie. La dernière importation s'est faite en 1930 (les chiens les plus influants étaient Tserko et Kreevanka). Après ça le communisme à fermé le rideau sur la Russie et mis une fin à l'histoire sibérienne du husky. L'autonomie des peuples autochtones n'était pas selon le plans des dirigeants qui ont également décidé de prendre la gestion des races de chien sous leur aile. En définissant grossièrement un petit nombre de races officielles selon une utilité bien précise (garde, chasse, traîneau,...) sans aucun regard pour les races existantes les chiens des Chukchis ont été très vite mélangés à d'autres types de chiens. C'est la fin du husky sibérien en Sibérie (et aussi du Samoyède d'ailleurs).

    La suite de l'histoire de la race s'écrit donc aux Etats Unis. Seppala voyagant dans tout le pays et s'installant en Nouvelle Angleterre le husky sibérien est de plus et plus répandu sur les circuits de courses de traîneau.

    Le husky sibérien a été reconnu en tant que race par le American Kennel Club (AKC) en 1930 et le standard a été écrit et 1932.

    L'évolution du husky sibérien

    Dans les années 40 et 50 le husky sibérien était encore largement un chien de travail avant d'être chien d'exposition. Lorna Demidoff, fondatrice du chenil Monadnock, travaillait tous ces chiens et était une passionnée des courses de traîneau avant d'être passionnée des expositions.

    Lorna Demidoff Monadnock husky alyeska

    Les chiens fondateurs du chenil Monadnock (1935)

    Ses chiens ont eu un succès énorme sur les expositions et Monadnock's King et Monadnock's Pando devenaient pour le husky d'exposition ce que Togo fut pour le husky de travail. C'était le début d'une mode du husky noir et blanc aux yeux bleus. Les expositions canines devenaient de plus en plus prioritaire pour les éleveurs, le travail en harnais secondaire.

    Monadnock King Pando Roadmaster husky siberian

    Monadnock's King, Monadnock's Pando et Mulpus Brooks the Roadmaster

    Heureusement qu'il y a toujours eu des gens qui voulaient préserver le husky sibérien en tant que le chien de traîneau exceptionnel qu'il était. J'aimerais citer notamment Dr. Roland Lombard qui a fait énormément pour la race avec son chenil Igloo Pak. Il courait avec grand succès dans les courses de traineau aux Etats-Unis et en Alaska. Dédié avant tout au chien de traîneau il travaillait avec des husky sibérien (pure race) comme avec des husky alaskan (non pure-race). Ses husky sibérien les plus performants concouraient à pied d'égalité avec les meilleurs alaskan du moment. Il était également acteur dans le Siberian Evaluation Performance Project (SEPP).

    Igloo Pak Sitka husky siberian    Igloo Pak Sitka husky siberian

    Igloo Pak's Sitka (1981)

    (Igloo Pak's Clyde x Koonah's Spice), mère du célèbre Lokiboden's Mr. Snuffalupagus

    Dans les années 80 le but du SEPP était d'évaluer les husky sibérien pure race selon leur capacité de travail et aussi leur conformité au standard. Afin d'identifier les chiens exceptionnels à utiliser de préférence pour la reproduction. Le test consistait à courir dans un attelage open derrière au moins 4 alaskan top niveau. Un évaluateur était sur le quad pendant qu'un autre suivait l'attelage avec un deuxième quad pour évaluer les allures du chien au travail du côté. Beaucoup des chiens identifiés dans ce projet se trouvent dans un grand nombre de pedigrees de husky de travail d'aujourd'hui. A noter que le projet SEPP a consisté aussi à prendre les mesures des meilleurs chiens pour aboutir à un standard complémenté (inofficiel car non adopté par les clubs de race).

    A'Cankuma Siberian Husky (Stefan Schneider)

    A'Cankuma Siberian Husky team (2009)

    Les performances du Husky Sibérien

    Et c'est ici qu'on va faire une petite parenthèse pour regarde un peu de plus près les performances de ces husky sibériens d'origine:

    L'All Alaskan Sweepstakes et une course qui faisait l'aller-retour de Nome à Candle. La distance était de 408 miles (653 km). La piste passait par des conditions de sol et de météo divers pour permettre au mieux de déterminer l'attelage le plus puissant de l'année. Le trail passait par la toundra, le pack glacé de la mer, montagne, forêts et glacier.

    L'attelage sibérien qui gagne la course en 1910 termine dans un temps de 74 heures, 14 minutes et 37 secondes. Ça donne une moyenne de 8.8 km/h.

    Les victoires de Seppala se sont fait avec des temps inférieurs (environ 8 km/h) dû à des conditions climatiques différents, notamment un blizzard en 1917 qui baisse la moyenne à 4.8 km/h.

    Prenons maintenant deux course de nos jours: la Femundlopet 600 et la Finnmarkslopet 500.

    La Femund 2015 a été avortée pour raisons climatique, en 2014 le vainqueur gagne avec une moyenne de 8.2 km/h, en 2013 même avec 12.3 km/h.

    La Finnmark 2015 est gagnée avec 9.1 km/h avec le meilleur attelage de husky sibérien qui arrive à 8.1 km/h. En 2014 le vainqueur a gagné avec une moyenne de 8.2 km/h, en 2013 avec la moyenne impressionnante de 12.3 km/h.

    La Finnmarkslopet 500 en 2015 est gagnée avec 9.1 km/h, le meilleur team de sibérien est à 8.1 km/h. Et 7.8 km/h pour le deuxième team de sibérien, la française Cathérine Fontaine avec ses husky Du Fur Rendez-Vous (la famille de notre Fritz).

    A'Sven Bomwollen of Frankoniapower siberian husky

    A'Sven Bomwollen of Frankoniapower (2005)

    Conclusion

    Le husky sibérien à l'origine était un chien de traîneau de top niveau. Plus petit et plus compact que les chiens de traîneau de longue distance de niveau mondial de nos jours (l'alaskan husky) il n'a pourtant pas à se cacher avec ses performances. Les meilleurs attelages de husky sibérien de nos jours montrent des belles performances mais peinent à égaler ou dépasser le niveau des chiens d'origine. Seule une sélection assidue et constante de chiens performants peut conserver l'héritage sibérien de la race.

    Les chien d'origine avaient une grande variété d'apparence. Haut sur pattes ou plus compact, couleurs de poil et de yeux variés. Le standard de l'époque comme d'aujourd'hui tient compte de cette variété par la description sommaire de certains points (modéré, moyen, ni trop - ni pas assez,...).

    Sources

    • Jennings, Michael (1992) : "The New Complete Siberian Husky", 2nd edition, Howell Book House
    • International Siberian Husky Club Inc. (1994) : "The Siberian Husky", 3rd edition

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  • A partir de 5 chiens notre kart est devenu trop léger et pour raison de sécurité nous sommes passés au quad.

    Le quad

    Quel bonheur, quel luxe, de pouvoir s'arrêter quand on veut, même en descente! De pouvoir descendre du quad pour aller voir les chiens sans avoir peur qu'ils partent sans nous! De pouvoir traverser une route ne sécurité en faisant tirer le quad vide aux chiens tout en marchant à coté d'eux!

    Bref, une fois qu'on a testé le quad, c'est pas facile de revenir en arrière. On s'habitue vite au confort!

    Le choix: lourd ou léger

    Quand on achète un quad pour entrainer les chiens on a un choix principal à faire: Prendre un quad léger pour le faire tirer sans le moteur, ou prendre un quad lourd pour le faire tirer avec le moteur.

    Il est plus facile d'entrainer les chiens sans moteur, ils ne risquent pas de baisser en régime dès qu'ils entendent le moteur monter dans les tours. Le quad léger est moins cher et plus facile à manipuler pour le mettre sur une remorque par exemple. Mais on ne peut pas forcément mettre le frein de parking et être assuré que ça arrête les chiens.

    Le quad

    Nous avons opté pour un quad lourd (550cc, plus de 400kg) pour des raisons personnelles (possibilité de faire des ballades à deux sans chien en été). C'est un 4x4 ce qui sert énormément en hiver quand il y a de la neige, mais pas assez pour faire du traîneau.

    La logistique

    Le top du top: il y a une boule d'attelage sur ce quad homologué route. Je n'ai donc pas besoin d'une voiture pour l'amener au site d'entrainement. J'accroche une petite remorque de chien (type remorque de chien de chasse avec 2 gros compartiments pour 3 chiens chaque) et la tire jusqu'au site d'entraînement. Je décroche la remorque et attèle les chiens devant le quad. Je fais mon tour, range les chiens dans la remorque, re-attèle et repars à la maison. La remorque est simple et petite pour pas me la faire voler quand elle reste au bord du chemin pendant que nous sommes partis.

    Le quad

    L'entrainement en quad

    J'entraine donc les 6 chiens avec le moteur qui tourne. Sauf pour les entrainements ciblés de musculation où nous faisons des intervalles de 30 à 90 secondes avec le quad sans moteur. En fonction du terrain je reste dessus ou je marche à coté.

    Pour les entrainements de vitesse je me cale sur une  vitesse cible (20-25 km/h ou 25-30 km/h par exemple) tout en surveillant que les lignes de trait restent bien tendus. Je fais toujours des intervalles, donc par exemple 25-30 sur une durée assez courte, puis 20-25 pour récupérer et puis sur ordre "hep hep" (ma commande pour accélérer) on refait une intervalle rapide.

    Pour les entrainements de fond on parcourt une distance de plus en plus longe dans une vitesse de 15 - 20 km/h. Dans les montées je baisse la vitesse, il faut que les chiens puissent bien travailler sans avoir l'impression que je les pousse. Personnellement je ne roule jamais très vite dans les descentes. Je trouve que ça déstabilise facilement les chiens qui ne s'appuient du coup plus bien dans le harnais. Et je me connais assez bien pour savoir qu'au traîneau je ne fais que freiner dans les descentes, je ne les laisse jamais courir en pleine vitesse de peur de tomber.

    Les entraînements lourds sont faits en intervalle aussi avec ou sans moteur. Avec moteur j'observe bien les chiens pour les faire tirer lourd après les avoir prévenu par commande ("allez, on y va!"). Je les encourage / mets la pression tout au long d'un intervalle très lourd ("c'est bien, c'est bien, comme ça,..."). D'ailleurs, le très lourd, c'est les faire tirer qu'ils y arrivent de justesse. Le seul moyen de continuer d'avancer est de donner CHACUN 100%. D'où les durées très courtes de ces intervalles très intenses.

    Oui, les chiens se calent certes sur le bruit du moteur. Les nôtres savent qu'il faut tirer fort quand le moteur monte en régime et qu'on ralentit: on est sur une montée et le quad "n'y arrive pas tout seul". Sur le plat c'est plus difficile de leur faire donner tout. Ils savent très bien que le quad avance tout seul. Mais je me dis que c'est la même chose avec un quad sans moteur et un grand attelage: chaque chien sait bien qu'il peut ralentir et que les autres continuent quand-même!

    Faire en sorte que chaque chien donne son meilleur est un art dans tous les cas, n'importe l'engin avec lequel on les entraine!


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  • Le kart 3 roues

    Nous avons un kart 3 roues comme celui sur la photo pour entrainer 3-4 chiens. C'est vraiment le top pour ce nombre de chiens: asses léger pour qu'ils puissent bien le tirer et assez lourd pour pouvoir les freiner. Il faut être habile avec son équilibre, sinon on l'apprend au fur et à mesure des sorties.

    Le notre à des freins à tambour sur les 3 roues. La roue avant est freiné avec un frein sur le guidon, les deux roues arrières par une pédale centrale. La pédale est bien pour pouvoir s'appuyer dessus avec tout le poids de son corps, mais dans les virages ce n'est vraiment pas pratique. On finit par rouler sur une seule jambe, l'autre étant occupée à freiner.

    Il n'y a pas de frein de parking. Et vu le faible poids du kart il ne fonctionnera pas de toute façon. Il faut absolument attacher le kart quand on veut s'arrêter pour pouvoir le larguer en démarrant.

    Un kart 3 roues est moins stable qu'un kart 4 roues, il faut bien jouer avec son équilibre et son poids pour bien prendre les virages sans risquer de basculer. Mais en revanche il ne vibre pratiquement pas, un vrai calvaire avec les karts 4 roues.

    Il faut le réviser au moins une fois par an pour vérifier l'état des tambours (les garnitures se changent), des câbles de frein, des pneus et revisser tous les boulons. Mais il est très robuste et survit sans problèmes des éventuelles chutes.

    Je le transportais sur une petite remorque que je tirais avec un pick-up avec les chiens dans le coffre. J'avais des piquets autour de la remorque pour y attacher les chiens. Ça m'évitait de tirer une stake-out.

    Pour moi c'était un bonheur et énorme soulagement de passer de la trottinette 3 chiens au kart 3 chiens!

    Le kart 3 roues

    Roots, Jaakko et Daika au kart

     


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